Le mouvement en cours actuellement en France est historique. Il montre l’exemple aux travailleur·euse·s et aux jeunes du monde entier : face à une austérité sans fin et aux crises du coût de la vie, le moyen le plus puissant de riposter est notre auto-organisation et notre propre lutte.
Construisons des assemblées communes de jeunes, de travailleur·euse·s et de parents : Toute·s en grève générale le 5 novembre
L’appel à des grèves massives le 5 novembre doit être repris le plus largement possible. Cependant, les mouvements récents, comme les Gilets jaunes, Bloquons tout et la lutte contre la réforme des retraites, montrent que nous devons aller au-delà de la stratégie de « saute-mouton » des directions syndicales actuelles. Nous devons frapper les capitalistes là où ça fait mal, en stoppant leurs profits. Cela signifie faire du 5 novembre une véritable grève générale !
Plutôt que des accords conclus en coulisses par les dirigeants syndicaux, notre grève doit être sous le contrôle des travailleur·euse·s et des jeunes afin de garantir que nos revendications soient satisfaites. Les assemblées organisées par les lycéens et les étudiant·e·s pour préparer les mobilisations montrent la voie à suivre.
Des assemblées démocratiques réunissant étudiant·e·s, travailleur·euse·s et parents pourraient coordonner les prochaines étapes et la stratégie d’ensemble de notre mouvement – pour porter l’appel à la grève dans chaque lieu de travail et coordonner la solidarité étudiante avec les travailleur·euse·s. Cela pourrait inclure des grèves lycéennes pour bloquer les établissements à partir du 2 novembre.
Notre mouvement a montré que la lutte de masse est le moyen le plus efficace de faire reculer le racisme, porté par Le Pen et l’extrême droite. Ils ont constamment soutenu les mesures de Macron contre les travailleur·euse·s et les étudiant·es, particulièrement dans le logement et l’emploi. Seule une lutte unie des travailleur·euse·s et des jeunes de toutes origines peut résister aux attaques contre l’éducation, le niveau de vie et les droits démocratiques.
Nous trouvons positif que La France insoumise ait soutenu ces manifestations. Si Mélenchon reprenait l’appel à des assemblées ouvertes pour construire ce mouvement, cela lui donnerait un puissant élan. Mais pour devenir un véritable outil au service de cette lutte, LFI devrait ouvrir ses structures aux milliers de personnes mobilisées par ce mouvement.
Cela transformerait le parti en un outil entre les mains de celles et ceux qui sont dans la rue et sur les barricades, leur permettant de débattre démocratiquement des revendications, de la stratégie, et de mettre en avant un programme capable de défier Macron et l’agenda des capitalistes.
Nous ne pouvons pas attendre les élections de l’année prochaine pour obtenir le changement dont nous avons besoin. Nous devons au contraire poursuivre sur la lancée actuelle afin de construire un puissant mouvement capable de faire tomber la Macronie dès maintenant !
Socialisme international !
Le budget de Macron et de Lecornu vise à imposer des coupes historiques et Le Pen en veut encore des plus profondes. Tout cela est fait seulement pour satisfaire les grandes entreprises, les banques et l’UE capitaliste. C’est pourquoi cette lutte contre le gouvernement Macron, contre le budget d’austérité et pour des investissements massifs dans l’éducation est une lutte contre l’ensemble du système capitaliste.
Partout dans le monde, des luttes similaires ont lieu. De l’Espagne à la Belgique en passant par l’Inde et le Brésil et même au-delà. Les jeunes et les travailleur·euse·s se soulèvent parce que le système capitaliste mondial est incapable de nous offrir un avenir autre que l’austérité sans fin, la crise du coût de la vie, la guerre, la destruction climatique et des politiciens d’extrême droite qui rejettent la faute sur les autres. Nous sommes confrontés aux mêmes crises partout dans le monde parce que le système capitaliste – et sa crise – est international. Notre lutte doit donc elle aussi être internationale.
Pour construire cette lutte, nous devons construire une organisation internationale, enracinée dans toutes ces luttes, avec pour objectif clair la révolution socialiste en France et à l’échelle mondiale. Rejoignez-nous pour contribuer à organiser cette lutte.
Alternative socialiste au Québec
Alternative socialiste (AS) est un groupe politique qui lutte pour les intérêts des travailleur·euses et de la jeunesse. Les membres d’AS font la promotion d’un socialisme démocratique, loin des caricatures des régimes bureaucratiques. Les membres interviennent dans les luttes quotidiennes de la majorité de la population afin de proposer des idées, des stratégies et des tactiques visant à construire une société où cette majorité contrôlera les principaux leviers de la vie économique et politique.
Pourquoi lutton-nous?
- Pour des emplois de qualité et durables!
- Pour des services publics accessibles, de qualité et gratuits!
- Pour des syndicats démocratiques, combatifs et unis!
- Pour l’égalité des droits!
- Pour un nouveau parti des travailleur·euses!
- Pour l’indépendance du Québec et des Premiers Peubles!
- Pour l’internationalisme!
- Pour la révolution et le socialisme!
Pour en savoir plus, contactez-nous :
@alternativesocialiste
as-qc.org

